Étude d'ouvrages et d’articles sur l’écriture des élèves

Le temps de l’écriture. Écritures de la variation, écritures de la réception de François Le Goff et Véronique Larrivé.

Ce livre, destiné aux enseignants, formateurs et didacticiens, propose de repenser la place accordée aux genres et aux patrons textuels littéraires dans l’apprentissage de l’écriture au collège. Le concept principal du livre est la temporalité dans l’écriture. Cela signifie considérer l’écriture non pas comme une simple conséquence de la lecture, lire vers l’écrire, mais comme une pratique intégrée dans un continuum didactique.

 

• Le livre met en avant l'importance de l'activité du scripteur sur sa production, en s’appuyant notamment sur la génétique textuelle.

• Il encourage une approche qui reconnaisse l'écriture de la « variation » (récriture) et de la réception comme des activités centrales dans l’apprentissage du français. Ces activités, situées entre la connaissance littéraire, la lecture et l’expression personnelle, permettent de développer le sujet-scripteur-lecteur.

• L’ouvrage propose des exemples d’expérimentations en classe qui illustrent cette approche, comme l’écriture d’un poème-palimpseste à partir d’un brouillon de Jules Supervielle. Ce type d’exercice met en valeur le processus de création et la dimension créatrice des imperfections.

• L’importance du temps consacré aux activités d’écriture est également soulignée, notamment en ce qui concerne les phases de partage et de révision des textes.

• Les auteurs insistent sur le fait que la multiplication des états d’écriture et la circulation des écrits demandent du temps et une expertise de la part des enseignants. Ils plaident pour une meilleure prise en compte de cette réalité afin d’encourager les enseignants à intégrer davantage l’écriture dans leurs pratiques.

En définitive, le livre appelle à une reconfiguration de l’enseignement de l’écriture, en plaçant la variation et la réception au cœur du processus d’apprentissage. Il s’agit de susciter l’envie de lire et d’écrire chez les élèves en leur permettant de devenir des sujets-scripteurs-lecteurs.

Le "déjà-là" dans l'écriture scolaire : ressource et défi pour les jeunes scripteurs

L'article de Kathy Similowski explore la manière dont les jeunes scripteurs débutants, en l'occurrence des élèves de fin d'école primaire, utilisent et réinvestissent des éléments linguistiques préexistants, qu'elle nomme "déjà-là", lorsqu'ils écrivent ou réécrivent un récit. Il s'agit de comprendre comment ce "déjà-là", provenant à la fois de leurs propres productions antérieures et de textes littéraires mis à leur disposition, influence leur écriture.

 

Date de dernière mise à jour : 14/12/2024